Marie Christine MARGHEM

Députée Fédérale Première Echevine

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Mar 21, 2013

Rencontre avec les patrons carriers de la région


Notre région peut s'enorgueillir de son histoire. Et dans cette histoire, une place toute particulière est réservée à la pierre. Le bassin carrier a participé et participe encore à la vie de notre magnifique région. Ces entreprises ont façonnées notre environnement, tant par la pierre qui a construit notre patrimoine que par ces générations de carriers qui ont vécu de cette activité.

Cette industrie reste extrêmement active et génératrice d'emplois.

Ce mercredi, j'ai participé à l'assemblée des patrons carriers qui travaillent ensemble à l'établissement d'une charte collaborative mais aussi tournée vers les riverains qui vivent autour des sites qu'ils exploitent. Cette charte vise à réguler le charroi des véhicules, le nettoyage des routes et à minimiser les nuisances dues au bruit et aux poussières.

C'est un signal très positif qui nous est envoyé, permettant ainsi aux divers comités d'accompagnement de dialoguer avec eux.

 

Voici un article paru dans la DH en 2010 qui parle des liens forts entre notre région et ses carrières.

 

2.000 ans au Pays blanc narrés par Jean Bonnet

<P> A Chercq, Jean Bonnet nous parle des « cathédrales » du Pays blanc, aux galeries ogivales. <CREDIT> L.P.</CREDIT> </P>

A Chercq, Jean Bonnet nous parle des « cathédrales » du Pays blanc, aux galeries ogivales.

L.P.

Lundi 26 mars 2007

Tournai-Antoing Bassin carrier.

Cette histoire commence à l'époque romaine et continue aujourd'hui, sur 2 400 hectares « Les chaufours », écrit Daniel Barbez dans « La plume et le grand solant », « soufflaient cette poussière blanche qui se déposait sur le toit des maisons et des usines. Il y en avait tant et depuis si longtemps qu'on aurait pu croire qu'il avait neigé. C'est pour cela que ce pays porte le joli nom de Pays blanc ».

Ce pays-là que les géographes préfèrent appeler le bassin calcaire du Tournaisis, est bien délimité dans l'espace. Traversé par l'Escaut, il couvre 2 400 hectares qui forment un triangle dont le sommet est Tournai et dont la base s'étend de Bruyelle à Gaurain-Ramecroix...« Un pays », sourit Jean Bonnet, « devenu plus gris que blanc, depuis que la production de la chaux a été remplacée par celle du ciment... ». Jean Bonnet a 80 ans et une bonne bouille bien connue dans le Tournaisis, lui qui y a incarné le communisme auquel il est resté fidèle. 35 années au conseil communal, une carrière de permanent au sein du parti et de la mutuelle « L'Unité », mais aussi de journaliste et de correspondant au « Drapeau rouge ». Mais son premier métier, ce fut chaudronnier en cuivre.

Son pays à lui, c'est le même que celui du poète-chanteur Daniel Barbez, Chercq qu'il n'a jamais quitté...« Je suis né à la Maison du Peuple », raconte-t-il, « que ma marraine a tenue de 1923 à 1945 ». Chercq au cœur du bassin carrier, avec ses paysages modelés par l'extraction et la transformation de la pierre, même si aujourd'hui, la terre y est au repos, et que le village a retrouvé une âme rurale. Mais sur la rive gauche de l'Escaut, jusqu'à Calonne et Bruyelle, l'industrie n'a pas dit son dernier mot, et prépare de nouveaux bouleversements.

Des réserves pour 300 ans

Des histoires du Pays blanc, Jean en a plein la tête. Forcément, quand on a eu un papa, tailleur de pierre, un oncle, « tireur à l'buse » (celui qui remplissait les sacs de ciment), et quantité d'aïeuls, roctiers, chaufourniers, cimentiers. Mais, parce qu'il avait bien d'autres choses à faire, le Chercquois n'avait jamais songé à raconter l'histoire du Pays blanc...« Mais en 1976 », dit-il, « ma fille qui faisait ses études à l'école normale, a dû réaliser une monographie sur Chercq. Je lui ai donné un coup de main et j'ai trouvé un certain nombre de choses... ». Et il a continué, accumulant une documentation qui a ravivé ses propres souvenirs...« Notamment », poursuit-il, « les récits de ma marraine qui en connaissait des choses sur le bassin carrier. Mais quand on a 12 ans, ces affaires-là rentrent par une oreille et ressortent par l'autre. Heureusement, je n'avais pas tout oublié... ».

Devenu un passionné du passé local, ce communiste irréductible a aussi rejoint le cercle d'histoire de la Vallée du Rieu de Barges...« L'an dernier », dit-il, « on m'a demandé de donner une conférence sur le sujet. Daniel Barbez est aussi venu avec sa guitare, ses chansons et ses textes ». Aujourd'hui, la conférence est devenue un numéro spécial du périodique du cercle d'histoire. Quarante pages passionnantes à lire, qui racontent un parcours de 2.000 ans, et même davantage, sur les rives de l'Escaut, pour mieux comprendre les paysages que nous avons devant les yeux. Un parcours qui n'est pas terminé, puisqu'il reste des réserves pour 300 ans, au rythme actuel d'exploitation, dans le sous-sol du Tournaisis...« Je m'sins d'ichi comme in cailleo dins l'roc », chante Barbez, dans « Ichi, ch'est Chercq ». Une phrase qui décrit si bien Jean Bonnet lui-même.

 

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Catégorie : Actualités à Tournai
Posté par : marghem

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